Le travail d’Aurel Quirós Miramontes démontre une obsession pour la couleur et la forme et un acharnement à faire dialoguer des détails avec et dans l’abstraction des textures. La palette de ses œuvres est faussement grossière et successivement celle de la chair et du sang, des muqueuses et des organes sexuels.

Puis, sculptées ou pas, sa peinture révèle des accidents imprévisibles qu’il ne cherche pas toujours à rectifier, d’où les traces bien visibles de coulures et d’éclaboussures qui témoignent des tragédies sanglantes dont ses œuvres sont parfois inspirées.

Par ses œuvres monumentales, il pousse à bout la liberté totale de la corporalité et dans une explosion de rouge, exhibe la précarité de tout être et de toute certitude.

Plus récemment, c’est à l’aide de stratégies de stuccato*, que l’artiste plonge le spectateur dans l’analyse de son héritage culturel et sur l’empreinte permanente qu’il a sur la mémoire et le corps.
 
Ses formes marbrées et picturales semblent soumises à des dissidences visuelles, mais répondent malgré tout à un langage pictural traditionnel. Un vocabulaire hybride mène la danse vers un répertoire de formes, inspirés des mythes anciens et qui peuvent rappeler les fonds des peintures de la haute renaissance.

Son travail amène des allusions littéraires, par le biais de titre ou de graffitis, afin de lever un imaginaire, d’ouvrir une connexion dans l’esprit du spectateur, permettant à d’autres images mentales d’affluer. Cette dernière phase pose la question d’une œuvre faite à dessein car malgré son apparence abstraite nous ne sommes peut-être pas si libres de nos pensées.

*pratique qui tend à reproduire l’effet du marbre à l’aide de plâtre et de pigments.

D’origine espagnole et né au Luxembourg en 1992, Aurel Quirós Miramontes vit et travaille actuellement à Bruxelles. Diplômé en 2016 en sculpture, il débute sa carrière en 2013 à L’Iselp et poursuit ainsi jusque 2018 avec plusieurs expositions collectives. En 2019, il sort du réseau muséal et organise avec Yvon Goossens sa première exposition solo « Récits Marmoréens » dans la Galerie Lin. En 2020, une rétrospective avec une vingtaine de ses sculptures sont exposées dans la Maison de la Culture de Nevers, en France. Dans la même année, deux de ses sculptures intègrent la collection privée du centre d’art l’Autonomie, à Bruxelles.

Réouverture de La Chambre Galerie / Une autre histoire de l’astronomie.

La Chambre Galerie a le plaisir de vous convier à sa première exposition de réouverture ce Dimanche 30 mai 2021 entre 15H et 21H.

Nous aurons le plaisir de vous présenter une scénographie qui propose un voyage entre littérature et astronomie à travers l’observation de l’espace dans les cultures byzantines, islamiques et chrétiennes. Ce sera l’opportunité de découvrir une autre histoire de l’astronomie.

 

Exposition / « La lumière sur… »

Artiste / Benjamin Loyauté

Scénographie / Nasrine Kheltent

Commissaire / Yvon Goossens